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Pourquoi vous n’avez pas faim lors d’une séparation

Il ne fait désormais aucun doute qu’une véritable rupture amoureuse peut nous secouer jusqu’au plus profond de notre être. Une étude mené sur le sujet à l’université de Rutgers a notamment permis d’observer des similitudes entre l’activité cérébrale d’une personne traversant une rupture douloureuse et celle de quelqu’un qui essaie de se libérer de l’emprise de la cocaïne.

On peut facilement imaginer comment se remettre d’un chagrin d’amour peut être éprouvant. La douleur de cette séparation est réelle et bien plus que psychologique. On a longtemps pensé que la perte d’appétit qui suit parfois une rupture amoureuse n’était qu’un caprice ou tout au mieux une étape sans réelle explication dans le processus pour faire son deuil. Mais la science a récemment prouvé que ce phénomène avait une explication bien plus rationnelle et profonde.

Ressentir le chagrin dans sa chair

L’idée selon laquelle l’état psychologique d’un individu a des répercussions physiques sur son corps n’est pas si nouvelle. Si l’on part alors du constat selon lequel le corps et l’esprit sont liés, il est tout à fait logique que l’appétit puisse être affecté par un stress émotionnel comme celui d’une rupture amoureuse. Bien entendu les réactions varient selon les personnes. Pendant que certains plongent immédiatement dans la nourriture, beaucoup se retrouvent avec peu ou pas d’appétit pendant les jours, les semaines ou les mois qui suivent la rupture.

En réalité le subtil équilibre chimique de notre corps se retrouve totalement chamboulé lorsque nous traversons une situation de stress émotionnelle. L’une des toutes premières réactions liées au stress est la production d’adrénaline. Le corps en produit plus et cela entraîne une augmentation du niveau de cortisol. Or l’excès de cortisol dans le corps sur une base continue peut entraîner une élévation durable de la glycémie, une perte substantielle de calcium dans les os, une diminution importante des réponses immunitaires, une hypertension artérielle, une perte de masse musculaire, une augmentation de l’accumulation de graisse et même une baisse des fonctions cognitives.

Bref, cela affecte notre système immunitaire. Et comme l’intestin est un centre névralgique du système immunitaire mais aussi du système digestif, il n’est pas étonnant que l’appétit en fasse les frais.

Quand se nourrir devient une corvée

Il existe des variantes dans l’expression du manque d’appétit. Chez certains, il n’y a que très peu d’aliments qui sont consommés, tandis que chez d’autres il n’y a tout simplement rien ou presque qui passe. C’est comme si tout aliment qui franchit les lèvres causait des souffrances physiques. On n’arrive à rien avaler et quand bien même on s’y force, la nausée n’est jamais très loin. Durant la période qui suit une rupture douloureuse, c’est presque comme si notre problème de cœur était directement lié à l’estomac.

Avez-vous déjà remarqué des situations où le stress vous donne soit envie de manger tout ce qui est à portée, soit de ne rien avaler du tout ?

Eh bien selon les scientifiques, lorsque nous expérimentons le genre de stress qui conduit à un pic d’anxiété, notre corps libère plus d’adrénaline. Ceci conduit à un ralentissement de certains processus physiologiques du corps, comme la digestion. Pour faire plus simple on ressent moins la faim donc l’alimentation devient un besoin moins urgent.

Il faut aller chercher dans le cerveau la raison pour laquelle la douleur émotionnelle prend le pas sur l’expression de la faim dans de telles proportions. Selon le neurobiologiste hollandais Gert ter Horst, Les zones du cerveau en charge des émotions et de la douleur émotionnelle régulent également notre façon de manger, notre besoin de nourriture et notre goût. Ces zones sont assez proches l’une de l’autre et peuvent donc s’influencer mutuellement.

Le calme succèdera à la tempête

Mais nul besoin de trop s’alarmer, tout rentrera dans l’ordre. Et une fois que votre appétit sera de retour, ce n’est certainement pas de salades légères que vous vous contenterez. Comme dans les cas où on a attendu trop longtemps pour manger ou après avoir abandonné un régime strict, ce sont les aliments les plus gras et les plus savoureux qui attirent le plus. Le corps (et même l’esprit) veut compenser les calories perdues. Cela implique dans de nombreux cas une surconsommation de pizza, burger et autre fast-food. Le beurre de cacahuète se mange désormais au pot ou du moins jusqu’à ce que les choses redeviennent normales.

Et dans les faits ce sont les femmes qui risquent le plus de traverser cette épreuve. Comme mentionné plus haut nous réagissons différemment aux ruptures amoureuses et le corps des femmes à sa façon à lui de gérer le stress. D’après une étude réalisée en 2015 par les chercheurs de l’Université Binghamton et de l’University College de Londres, c’est la femme qui souffrirait le plus d’une rupture amoureuse. Mais c’est également celle qui réussirait le plus facilement à oublier quelqu’un qu’elle a aimé

 

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