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Netpolitique : Comment Barracuda, votre agence
multimédia, est-elle devenue une agence spécialisée
dans la communication politique online ?
O.
Zeisberger : A l'origine, l'équipe de
Barracuda était simplement composée de
deux membres actifs du SPD [ndlr : Parti social-démocrate],
qui avaient participé à plusieurs campagnes
électorales au niveau local et national et au
sein de l'état-major du parti.
Quand j'ai fondé Barracuda, une "web agency"
classique, Gerhard Schroeder venait d'être élu
en Basse-Saxe. Tout le monde en Allemagne savait cependant
qu'il ne se contenterait pas d'un mandat local. Son
objectif réel était la chancellerie fédérale.
Chez Barracuda, nous savions depuis longtemps que Schroeder
était le seul candidat capable d'emmener le SPD
à la victoire face à la CDU d'Helmut Kohl.
Qu'avons-nous fait ? Nous avons lancé bénévolement
le site "schroeder98.de" -un site bourré
de ressources concernant Gerhard Schroeder. Trois mois
plus tard, nous avions obtenu près de deux millions
de pages vues, 1800 abonnés à la mailing-liste
et un nombre impressionnants de messages emails : c'est
là que nous avons réalisé le potentiel
d'internet en politique.
Aujourd'hui nous travaillons pour plusieurs branches
du SPD, pour différents candidats et campagnes
à tous les niveaux. Barracuda fournit un système
unique aux branches locales du parti, facilitant la
gestion du contenu, l'utilisation d'un intranet...etc.
Nous développons des applications adaptées
aux besoins spécifiques de chaque campagne. La
communication politique online est à présent
l'activité principale de notre agence.
Netpolitique.net : Vous attendez-vous à
voir le Net jouer un rôle important en 2002 [à
l'occasion des élections fédérales
allemandes] ? Quel rôle Barracuda jouera-t-il
?
O.
Zeisberger : Ces dernières années,
les partis se sont professionnalisés et sont
devenus plus expérimentés dans l'utilisation
du net mais il y a encore du chemin à faire.
D'un côté, les "netoyens " attendent
des partis et des candidats un site performant et de
bonne qualité. Mais d'un autre côté,
il y a une mauvaise compréhension du processus
d'intégration du " off-line " et du
" on-line " en campagne politique. Les sites
des candidats doivent faire partie intégrante
de
leur stratégie de communication, leur permettre
de réaliser certaines tâches, et contribuer
au bout du compte à l'emporter.
A mon sens, une excellente stratégie web n'est
pas fondamentalement
suffisante pour gagner, mais une mauvaise stratégie
peut à l'inverse faire perdre un candidat.
Notre objectif chez Barracuda sera de donner le ton
de la campagne sur le Net. Nous voulons moderniser la
logistique de campagne en créant une infrastructure
on-line complète qui permettra de réduire
les frais de campagne, de faciliter les échanges
entre candidats, les sympathisants, les électeurs
et les médias. Nous avons développé
les moyens techniques adaptés et nous sommes
à présent bien rodés. Nous abordons
le prochain cycle électoral avec confiance.
Netpolitique.net : Enfin, la question rituelle
de nos interviews. Oliver, quels sont vos trois bookmarks
préférées ?
O.
Zeisberger :
www.evotago.de :
Le site n'existe pas encore mais il accueillera bientôt
notre nouvelle plate-forme technologique au service
des organisations politiques. Nous y présenterons
nos services, produits et informations. Gardez l'il
ouvert...
www.europa-digital.de
: Un portail politique consacré aux affaires
européennes. Barracuda soutient cette initiative.
En fait nous partageons même nos bureaux avec
l'équipe d'europa-digital. Ils préparent
d'ailleurs une version en francais et en anglais.
www.skipintro.com
: Quelqu'un qui n'a rien à dire sur le web peut
toujours mettre une grosse animation flash en première
page. Vous pouvez toujours sauter l'intro :-)
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