| Nous, on veut bien, nous respectons les
études et en particulier les deux chercheurs qui
ont mené celle-ci, mais nous ne pouvons nous empêcher
de sourire en lisant ce communiqué alors que l'actualité
de la campagne présidentielle américaine
fait la part belle à Howard
Dean, qu'une remarquable campagne en ligne a littéralement
propulsé à la tête du peloton des
candidats démocrates, et qui vient d'être
rejoint par Wesley Clark, qui de son propre aveu a pris
la décision de rejoindre la course à la
Maison Blanche au vu du cyber-mouvement spontané
qui s'est organisé pour l'y inciter.
Feu de paille ?
A d'autres. Le net en campagne n'est plus un gadget
et le meilleur reste à venir.
Confusion entre le médium et le message ?
Certes, internet ne fait pas le candidat, et un weblog
ne constitue pas une plate-forme électorale.
Mais la confusion que l'on fait généralement,
et que l'on retrouve à nouveau dans l' étude
sus-mentionnée, c'est de croire que le design
d'un site web constitue en soi une stratégie
de net-campagne, et que les ouailles s'y précipiteront
et ne pourront qu'être converties par le rhétorique
en html et le choc des jpegs.
Ce n'est pas faute de l'avoir dit et répété
pourtant, et de le voir à nouveau outre-Atlantique
; l'impact du net en campagne n'est pas celui de
la publicité. C'est avant tout un remarquable
outil de mobilisation et d'organisation de la campagne
d'un candidat et des différents cercles d'activistes
qui la portent.
Ni Clark ni Dean ne serons investis par leur parti
par la seule vertu à Internet, mais s'ils n'avaient
pas su en faire la colonne vertébrale de leur
organisation de campagne, Clark ne serait même
pas dans la course et Dean n'aurait pas les moyens d'y
rester. Qu'ils gagnent ou qu'ils perdent, cette campagne
qui s'engage ne serait pas la même sans Internet,
et cet impact-là est tout sauf négligeable.
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